Le comité de soutien (49) de Fillon explique son programme pour la santé

Crédit TB. Le comité (49) présente le programme sur la santé du candidat LR.

Le mercredi 22 mars, une réunion publique sur le thème de la « Santé » a été organisée à Sainte-Gemmes-sur-Loire par Les Républicains avec Fillon. C’est l’occasion de revenir sur cette partie du programme du candidat à la présidentielle avec ses soutiens angevins.

Depuis la primaire de la droite et du centre, le programme de la santé du candidat sarthois a beaucoup changé. C’est notamment le cas pour ses propositions de « focaliser l’assurance publique universelle sur des affections graves ou de longue durée, et l’assurance privée sur le reste » et l’instauration d’une « règle d’or » imposant l’équilibre des comptes de l’assurance-maladie qui ont été supprimées de son programme.

À la place, François Fillon ajoute qu’il veut aboutir « D’ici à 2022, viser un « reste à charge » zéro pour l’optique pour les adultes, prothèses dentaires, audioprothèses et dépassements d’honoraires ». Et surtout mettre en place tous les deux ans, une consultation de prévention longue et gratuite « pour tous les français ».

Lutter contre la désertification médicale

« On parle plus de la santé pour ces élections, car la situation va plus mal qu’il y a 30 ans » alerte Bernard Debré, député de la 4e circonscription de Paris. « Des problèmes apparaissent comme le vieillissement de la population, les personnes âgées représentent 18 % de la France ».

« Deux médecins sont partis en retraite et n’ont pas été remplacés. Je suis le dernier arrivé à Angers » explique Richard Yvon, médecin généraliste à la Roseraie et conseiller municipal à Angers. « Dorénavant, les jeunes médecins ne travaillent pas de la même manière, ils fonctionnent beaucoup avec l’internet haut débit. Et personne ne va dans un désert numérique ».

Pour les médecins, il y a aussi d’autres problèmes. Le fait de « ne plus pouvoir s’installer seul » mais de se regrouper dans des cabinets, car « cela revient trop cher » pour Jérôme Proust, chirurgien-dentiste.  « Nous croulons aussi sous les normes », de ce fait, les médecins doivent faire beaucoup d’investissements au départ de leur activité et cela devient « onéreux » selon lui. L’administration est aussi importante dans le domaine médical, « 1/3 de notre temps y passe » et « non payé » précise Richard Yvon.

Il faut pour Les Républicains, « encourager » les médecins à aller dans les zones défavorisées. Certaines zones sont désertiques pour « d’autres raisons, notamment des raisons de sécurité. Les médecins se plaignent et s’en vont » rapporte Bernard Debré.

La critique des actions du gouvernement socialiste

Pour Les Républicains, les tiers payant a été « une bêtise » qui déresponsabilise. Le système du tiers payant permet à l’assuré d’éviter d’avancer les frais médicaux. Et cette mesure « oblige les médecins à envoyer beaucoup de papiers pour se faire rembourser ». Sachant « qu’il y plus de 800 mutuelles en France » et « cela coûte 2€70 aux médecins » ajoute Bernard Debré. « Les patients subissent aussi cette mesure qui complique les modalités de remboursements ».

Une charte des médicaments est envisagée par le candidat LR. « Les médicaments modernes vont coûter cher et il faudra évaluer dans l’avenir leur prix ». « Ce que Marisol Touraine ne fait pas avec les médicaments contre Alzeihmer » s’indigne Bernard Debré, proche de François Fillon. « Tous les spécialistes ont dit qu’ils n’avaient aucuns effets. Le remboursement de ces médicaments coûte 168 millions d’euros par an et la ministre considère que cela permet aux personnes touchées de ne pas se sentir isolées » continue le député de la 4e circonscription de Paris.

Augmenter le « Numerus clausus »

Le numerus clausus, désigne le nombre d’étudiants qui peuvent être admis en 2e année de médecine. Actuellement à 8 124 en 2017, il est jugé « insuffisant » pour Les Républicains. « Il faut aussi le régionaliser, car la nationalisation a été une catastrophe. Cette régionalisation permettra aux jeunes étudiants de connaître le territoire et de s’y installer » selon Bernard Debré.

Même si le député reste lucide, « ce n’est pas suffisant pour avoir accès aux soins. Car l’effet prend 15 ans pour que les nouveaux médecins arrivent sur le marché. Et il faut faire plus notamment avec les maisons de santé ».

La question du financement reste floue

« Le déficit de l’assurance-maladie est de 120 millards d’euros depuis 20 ans » explique Pierre-Alexis Buaillon, membre du groupe santé avec Fillon. « Six milliards s’ajoutent cette année, mais Touraine annonce quatre milliards en utilisant des artifices » ajoute Pierre-Alexis.

Ce qu’ils proposent, c’est d’apporter des « réformes structurelles, en faisant 20 milliards d’économies par an durant le quinquennat » selon Bernard Debré. En luttant contre la fraude, la bureaucratie excessive, les soins redondants ou inutiles et notamment en supprimant l’AME (Aide Médicale de l’État qui prend en charge les dépenses médicales de l’immigration irrégulière).

Cependant, le chiffrage reste imprécis. Étant donné que François Fillon n’a pas encore expliqué comment il allait financer ses nouvelles mesures concernant notamment le « reste à charge » zéro pour l’optique pour les adultes, prothèses dentaires, audioprothèses et dépassements d’honoraires.

Une correspondance de Thomas Baritaud

 

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Publié le 23/03/2017

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