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Angers : un groupe de parents saisit le Conseil d’Etat pour stopper le port du masque en primaire

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Un collectif de 183 parents du Maine-et-Loire ont déposé un référé liberté devant le Conseil d’Etat pour demander la suspension du port du masque à l’école primaire.

Opposé au port du masque pour les 6-11 ans, un collectif de 183 parents du Maine-et-Loire ont déposé un référé liberté devant le Conseil d’État pour demander la suspension de cette mesure, a fait savoir leur avocat. « Nous voulons mettre en évidence le caractère disproportionné de cette mesure pour les 6-11 ans« , explique l’un des membres du collectif. Cette requête, qui permet de saisir en urgence le juge administratif lorsqu’on estime que l’Etat porte atteinte à une liberté fondamentale, a été déposée le 21 décembre dernier par le collectif « Questions-Masques-Enfants 49« . Un collectif qui se dit inquiet des conséquences de cette mesure, décidée le 29 octobre, « sur la santé physique et mentale des 6-11 ans« .

Si le Conseil d’État a demandé au gouvernement de motiver sa décision, le ministère de la Santé a justifié ce choix le 6 janvier dernier par le contexte épidémique actuel. Le ministère souligne que si les 6-11 ans sont moins exposés à la contamination au virus, « ils n’en sont néanmoins pas immunisés et restent contaminants« . Avec l’apparition d’un variant britannique du virus, plus transmissible, e ministère laisse « craindre un risque infectieux important chez les enfants« , et conclut qu’il « n’y a pas de risque particulier pour les personnes qui portent le masque alors qu’il est efficace pour réduire le risque de contamination« .

Une mesure disproportionnée ?

Pour le Maître Bertrand Salquain, avocat des requérants, « l’utilité sanitaire du masque à l’école n’est pas avérée chez les 6-11 ans, peu impliqués dans la chaîne de transmission du Covid-19« . Il souligne également que l’OMS conditionne le port du masque à l’évaluation de son impact. « Or, en France, aucune évaluation officielle n’a été menée« , précise-t-il. « Nous nous sommes appuyés sur la documentation médicale, des témoignages de professionnels de santé et de parents, ainsi que sur une étude allemande de l’université Witten/Herdecke sur 25.000 enfants qui fait état de fatigue, irritabilité, angoisses, maux de têtes et difficultés d’apprentissage« , explique-t-il.

Cédric Sturtz, membre du collectif estime qu’ils ne remettent pas en cause la politique sanitaire du gouvernement mais « nous voulons mettre en évidence le caractère disproportionné de cette mesure pour les 6-11 ans« . Il réclame notamment « un débat sur l’utilité de cette mesure et sur les critères de son maintien ou de sa levée« . Selon Me Salquain, le Conseil d’État devrait rendre ses conclusions cette semaine.