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Élections aux conseils centraux de l’université d’Angers : l’analyse de la FSU

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DR - Élections aux conseils centraux de l’université d’Angers : l’analyse de la FSU

DR – Élections aux conseils centraux de l’université d’Angers : l’analyse de la FSU

Les élections aux conseils centraux de l’Université d’Angers ont lieu dans un contexte budgétaire lourd de menaces pour l’université. En effet, l’éducation et l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) ne sont pas épargnés par la politique d’austérité, à rebours des discours lénifiants du gouvernement. De plus, les orientations éducatives de celui-ci, que relaie la CPU, sont celles des milieux patronaux. Elles ne visent pas tant à démocratiser les études pour toutes et tous qu’à adapter le système éducatif aux besoins à court terme des entreprises. Elles visent aussi à mutualiser les formations au moindre coût. À cet égard, la nouvelle COMUE[1] Université Bretagne-Loire (UBL) peut être une arme de fragmentation du service public de l’ESR des plus redoutable. Le risque est grand de voir les établissements dessaisis de leurs choix éducatifs ou de recherche.

Aux élections de ce mardi 19 janvier, deux listes concurrentes s’affrontent, sans que leurs programmes respectifs diffèrent de façon significative. L’austérité budgétaire à laquelle nous sommes confrontés, si elle est reconnue par les candidats, ne semble pas pour eux l’obstacle majeur qu’il faudrait renverser. Pour y remédier, chacun met l’accent sur ses qualités gestionnaires et/ou sa vision stratégique. Sur la COMUE, à quelques nuances près, la logique du fait accompli prédomine. Il s’agirait seulement de faire une « bonne UBL » grâce à des propositions constructives. Tout en déplorant la « présidentialisation » de la campagne électorale, la FSU ne met nullement en doute la bonne foi, les qualités et le sérieux des membres des deux listes en concurrence. Mais elle s’interroge sur les moyens que développera la future équipe présidentielle pour créer le rapport de forces nécessaire à une « bonne UBL ». Pour notre part, le choix est fait : avec les autres sections de la FSU de Bretagne et des Pays-de-la-Loire et tous les autres syndicats en accord avec cette démarche, nous allons déposer des listes syndicales aux élections de l’UBL du mardi 15 mars. Mais notre démarche ne s’arrêtera pas à une mission de surveillance des bons et mauvais coups qui se prépareront dans ce nouvel étage du mille-feuilles administratif. Nous entendons bien mobiliser les personnels à un niveau interrégional pour que leurs intérêts et ceux du service public soient réellement défendus et que la démocratie universitaire puisse prendre un peu plus de consistance.

Car, au-delà de processus électoraux trop souvent verrouillés, notamment par les règles imposées par les lois LRU et ESR, cette démocratie universitaire se réduit à une peau de chagrin. En particulier, il n’est pas possible d’entendre ou de lire que la mise en place de l’UBL s’est faite de façon « démocratique ». Aucun des comités techniques de Bretagne et Pays-de-la-Loire n’a voté pour les statuts de l’UBL. La plupart, comme à Angers, ont voté contre à l’unanimité. Il n’en a été tenu aucun compte. C’était déjà une habitude au niveau de l’État, pour qui le « dialogue social » se résume à la simple communication aux organisations syndicales des décisions qu’il entend mettre en œuvre. Nous constatons que ces pratiques autoritaires s’étendent maintenant à l’échelle de nos universités. Nous sommes inquiets de voir demain n’importe laquelle des décisions de l’UBL relayée par l’université d’Angers au nom de la « bonne gestion » ou du « il n’y a pas d’alternative ».

C’est pourquoi nous appelons les personnels de l’université d’Angers à la plus grande vigilance, par delà l’actuel processus électoral. Votons le 19 janvier mais mobilisons-nous dès le lendemain à l’université et dans la société pour le service public, les revenus et les droits des salarié.e.s, les droits humains et environnementaux, les libertés.

Et commençons par revendiquer, nous mettre en grève et manifester nombreux dans la rue MARDI 26 JANVIER à 10h30, place Leclerc à Angers (ou place de la République à Saumur), avec l’intersyndicale CGT-FSU-FO-SOLIDAIRES-UNEF pour exiger une revalorisation de nos salaires et protester contre la destruction programmée du code du travail et de nos droits sociaux !

FSU-Université d’Angers, le 18 janvier 2015

[1] COMUE = Communauté d’universités et d’établissements (regroupement imposé par la loi n°2013-660 du 22 juillet 2013).

Nota bene : la FSU regroupe à l’université d’Angers le SNESUP (enseignants et enseignants-chercheurs), le SNASUB (personnels BIATSS), le SNCS, (chercheurs), le SNEP (professeurs de sport), le SNICS (infirmières)

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