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Angers : plus de 500 personnes pour la manifestation contre la précarité

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L’intersyndicale s’est mobilisée contre la précarité et a réuni plus de 500 personnes à Angers. Crédit : Jimmy Joubert / Angers Info

Un cortège de plus de 500 personnes est parti de la place du Ralliement, à Angers, dans le cadre de la mobilisation nationale contre la précarité. L’intersyndicale s’est réunie pour une revalorisation du Smic, du conditionnement des aides publiques et au maintien ou à la création d’emplois.

Ils étaient environ plus 500 personnes, sur la place du Ralliement, à Angers, pour répondre à l’appel de l’intersyndicale en cette journée de mobilisation nationale. Ce jeudi 4 février, c’est comme un symbole, devant le Grand Théâtre d’Angers, que s’est réuni le Syndicat Français des Artistes Interprète et la CGT Spectacle. C’est également eux, qui se sont élancés en tête de cortège, dans les rues angevines. Si l’intersyndicale s’est réunie pour « une revalorisation du Smic, du conditionnement des aides publiques et au maintien ou à la création d’emplois« , la lutte contre la précarité est très importante chez les intermittents du spectacle, qui ne jouent plus sur les scènes de théâtres, mais qui continuent de jouer sur la scène de la précarité depuis de nombreuses années. Pour Jean Leroy, comédien et futur retraité, c’en est trop « on préfèrerait dans un lieu de culture plutôt que devant. On est toujours dans une situation plus que catastrophique. Jouer avec le terme de « non-essentiel », c’est très méprisant pour nous car la culture, c’est essentiel. On a montré que l’on était capable de jouer dans des salles en respectant les consignes sanitaires, mais on est victime de cette situation et cela a de grave conséquence« .

Des conséquences qui enfoncent la précarité de ces intermittents du spectacle, « cela fait un an et demi que je ne peux pas bosser, je m’approche de la retraite, déjà qu’elle n’est pas exceptionnelle, elle le sera encore moins si on ne fait pas bouger les choses […] Bien sur il faut respecter les règles sanitaires pour se protéger et protéger les autres, mais là on en a marre. On est totalement délaissé par le gouvernement. Il y a quelques aides pour quelques grosses structures ou autre, mais les gens qui sont dans de petites compagnies sont totalement délaissés » poursuit Jean Leroy. La précarité aura donc été le maître mot de cette manifestation qui « souhaite faire bouger les choses » précisent les nombreux syndicats présents.