Luc Belot, l’un des pionniers de l’école le mercredi matin

Luc Belot lors de la pose de la première pierre de l'ensemble scolaire Nelson Mandéla

A l’approche des deux ans de l’envoi de la circulaire ministérielle permettant les cours le mercredi matin, c’est l’occasion de dresser le portrait de l’un des promoteurs de cette idée.

Né en 1974, Luc Belot a suivi des études d’histoire à l’Université d’Angers, avant de suivre des études d’économie sociale à l’IUP du Mans. En parallèle à ses études, il s’est engagé dans les organisations étudiantes et est notamment été élu vice-président de l’université de 1996 à 1998. C’est dans ce cadre qu’il a croisé la route de Daniel Raoul, qui faisait parti du conseil d’administration de l’Université. Un lien s’est vite tissé entre les deux hommes. Rapidement, le jeune universitaire a commencé à travailler avec l’adjoint de Jean Monnier. « C’est grâce à lui que j’ai découvert la politique », dit-il. « Des sénateurs, j’en ai croisé beaucoup, mais des comme lui il y en a peu. Il sait où il va, il dit où il va et il assume. Comme lui, j’ai tendance à dire les choses même si elles fâchent. »

Pour Luc Belot, le vrai tournant a été la réforme des intercommunalités menée par l’ancien adjoint au maire. Au sein de l’Union des élus socialistes et républicains, il a été chargé de l’expliquer aux élus des communes concernées. « En 2001, cela m’a valu d’être candidat municipal et directeur de campagne de Jean-Claude Antonini, qui m’a fait confiance ». Par la suite, il a occupé la même fonction lors de la campagne victorieuse de Daniel Raoul lors des élections sénatoriales de septembre 2001, ainsi que lors de la réélection de Jean-Claude Antonini en 2008. Entre-temps, il s’est présenté aux élections législatives face à la ministre Roselyne Bachelot. Une expérience qu’il aimerait bien renouveler : « le rôle de parlementaire m’intéresse ». Actuellement, en plus de ses fonctions à la ville d’Angers, Luc Belot est aussi vice-président d’Angers-Loire-Métropole. En plus de s’occuper des équipements scolaires, il est en charge depuis deux mois et demi de l’aménagement numérique du territoire.

Un des précurseurs du changement de rythmes scolaires

En juin 2008, Nicolas Sarkozy rend effectif la suppression des cours le samedi matin. « Cela ne nous a pas laissé le temps de s’organiser. Dès le début, j’ai dit que ce rythme est catastrophique ». Un avis partagé par plusieurs spécialistes de la question. Pour faire face à cette situation, Luc Belot a organisé des rencontres avec des enfants, leurs parents, les directeurs d’écoles, les enseignants, ainsi que les responsables d’associations. Il est arrivé au constat que le choix le plus judicieux « serait de réduire le temps scolaire à 5 heures par jour et faire cours le mercredi matin ».

« Je n’étais pas tout seul à penser cela, il y avait aussi des gens au sein de l’équipe municipale de Lyon, Brest et Grenoble. Nous avons donc eu une médiatisation importante, allant même jusqu’au 20 heures de TF1 » se rappelle-t-il. Ce travail médiatique lui a permis de rencontrer, avec le maire de Grenoble, le ministre de l’éducation Luc Chatel. Au même moment, un rapport de l’Académie de médecine déclare que « ce rythme est catastrophique ». L’appui de cette entité très écoutée retourne le débat. « On ne se demande plus est-ce que l’on fait quelque chose, mais comment on fait ? »

A la grande satisfaction de l’adjoint angevin en charge de l’Éducation, la mission d’information de l’Assemblée nationale sur les rythmes scolaires déclare qu’ « il faut interdire la semaine de quatre jours ». Résultat, un rapport préconisant la semaine de 4 jours et demi pour 2013, devrait arriver d’ici peu. Depuis la rentrée 2010, les écoles de l’Isoret à Angers essaient cette nouvelle formule. « Le test est globalement satisfaisant, mais ce rythme est plus difficile pour les petites sections de maternelle. Il faut continuer à se pencher sur ce point », reconnait-il.

Équiper l’agglomération en haut débit d’ici dix ans.

Très présent sur le terrain, il déjeune « en général deux fois par semaine dans les écoles, dans les mêmes conditions que les enfants » de manière à faire le point sur la situation de l’établissement. Actuellement, on assiste au lancement d’un grand plan self. L’objectif est que chaque établissement élémentaire de la ville en soit équipé. « Pour le moment dans chaque école qui en possède, on me dit que c’est une réussite. Les arrivées des élèves sont plus échelonnées, donc il y a moins de bruit. Cela permet donc une meilleure qualité de repas », se félicite Luc Belot.

Actuellement l’autre gros dossier qui occupe Luc Belot, concerne Internet. « L’objectif, c’est de garantir dans les dix ans que toute l’agglomération puisse être équipée en haut-débit. Cela avance bien, mais c’est compliqué. Il faut se battre. » En effet, certaines zones d’habitation n’en sont pas encore équipées. Il y a par exemple le secteur de l’Ilot des Chalet sur les Hauts de Saint-Aubin ou encore le secteur de Pruniers, qui fait partie de la commune de Bouchemaine. « Actuellement, on discute avec les opérateurs, j’ai notamment rencontré le vice-président de France-Télécom », confie-t-il. « A mes yeux, l’aménagement numérique du territoire, c’est comme l’électrification des communes il y a 50 ans, où l’arrivée de l’eau à domicile au 20ème siècle.. »

Luc Belot vient d’être élu ce dimanche 17 juin 2012 député PS de la 1ère corconscription de Maine et Loire.

Publié le 25/02/2011

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