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Angers. Finances Publiques – « J’accuse » selon André Despagnet [VIDEO]

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André Despagnet livre ses explications

André Despagnet livre ses explications

Le candidat a présenté vendredi 14 mars son programme municipal sur les finances publiques à la presse locale. Il était accompagné d’André Despagnet, adjoint aux finances depuis 1977 et désormais colistier de Jean-Luc Rotureau, dissident PS. Responsabilité et désendettement sont les mots-clés de ce programme pour la ville.

André Despaget règle ses compte avec ses anciens collègues, et le moindre que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y va pas de main morte ! L’adjoint aux finances, dans un « J’accuse » très polémique à la Émile Zola dénonce le comportement irresponsable de l’actuelle majorité en terme d’investissements. Il considère que ce n’est plus un fossé, mais « un monde » qui le sépare désormais de ses anciens alliés politiques.

Il dénonce tout d’abord l’absence de crédibilité du programme Béatse en terme de chiffres d’investissements : selon lui, entre 63 et 69 millions annuels si l’on se fie au projet de programmation pluriannuel d’investissements (PPI, établi lors du dernier mandat) et 55 millions sur le programme de campagne du maire actuel. Principale explication : une ligne de tramway « moins chère » proposée par le candidat PS.

Il insiste également sur le fait que le projet du maire actuel (qu’il va jusqu’à qualifier « d’inconscient »), mais aussi ceux de la plupart des candidats ne sont pas réalistes. Il prédit une augmentation de la pression fiscale liée à un budget trop élevé, car la ville n’a, selon lui, tout simplement pas les moyens d’emprunter 30 à 40 millions d’euros par ans. « Qui va rembourser ? » demande-t-il.

Il dénonce également l’attitude des deux derniers maires envers les contribuables angevins en la qualifiant d’irrespectueuse.

Le programme du candidat Jean-Luc Rotureau se veut raisonnable, marqué par la ligne directrice du désendettement et d’une maîtrise de la pression fiscale. Le candidat préfère donner la priorité « au projets déjà entamés » et fait de l’emploi la condition de tout investissement public. Pour cela, son colistier vante ce qu’il appelle « sa carte de visite » : 15 ans sans emprunts et 28 ans sans augmentations d’impôts depuis son arrivée à la tête des finances de la ville. Il précise également qu’il n’a cessé de prévenir ses anciens collaborateurs sur les dangers de leur politique d’investissements massive.

Quentin Pasquiou

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