Angers

Une ruche sur le toit de votre entreprise, y avez-vous pensé ?

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Apiterra

Installer une ruche dans son entreprise ? La démarche peut paraître insolite mais c’est pourtant une réalité pour bon nombre de PME, collectivités, grandes entreprises nationales ou multinationales. Fondée en 2010, Apiterra, qui est devenue en l’espace d’à peine 2 ans un des leaders européens, s’est développée en proposant aux entreprises d’installer et d’entretenir des ruches en leur sein mais également d’initier et former leurs salariés à ces pratiques. Et cela fonctionne ! Apiterra a ainsi installé plus de 160 ruches dans des entreprises françaises en 2011. Retour sur une société et un concept qui n’ont pas fini de faire parler d’eux.

Un projet environnemental fédérateur pour les collaborateurs

Apiterra a souhaité proposer aux entreprises de devenir actrices du développement durable en oeuvrant de manière simple et inattendue : en permettant aux abeilles de butiner dans les espaces extérieurs vacants. Aussi ubuesque qu’elle puisse paraître, cette démarche est particulièrement adaptée aux abeilles, qui résistent mieux à la pollution urbaine qu’aux différents polluants agricoles. De nombreux groupes parisiens se sont lancés dans l’aventure et ont fait confiance à Apiterra pour installer des ruches sur leur lieu de travail, traçant ainsi la voie à des entreprises de toutes tailles. « C’est une démarche forte en termes de développement durable et un projet fédérateur pour les salariés. Les abeilles véhiculent une image positive autour de laquelle les collaborateurs se retrouvent. Elles permettent également à l’entreprise d’agir autrement pour la protection de l’environnement et la biodiversité » précise Ronan de Kervénoaël, Directeur général d’Apiterra.

Pour l’entreprise qui s’engage dans cette voie, la démarche est très simple. Apiterra propose une prise en charge d’un an comprenant l’installation de la ruche, son entretien par un apiculteur professionnel et une formation à l’apiculture afin de sensibiliser les collaborateurs à l’existence de l’abeille et de créer une véritable stimulation d’entreprise. En outre, la société hôte de la ruche est propriétaire du miel produit. Il est extrait sur le site même de l’entreprise et peut dès lors être distribué dans des pots personnalisés aux couleurs de la société. Apiterra lui fournit alors les moyens de réaliser toutes sortes d’animations autour de l’abeille à destination des salariés et de leurs enfants.

« L’installation de ruches en entreprise a un bel avenir devant elle. Les décisionnaires n’ont que rarement connaissance de cette démarche et des bénéfices qu’elle suscite aussi bien au niveau du développement durable, qu’au niveau humain. Une fois le pas franchi, l’ensemble de nos interlocuteurs se montre ravi de leur décision. Ils sont d’ailleurs nos meilleurs prescripteurs » ajoute Ronan de Kervénoaël, qui compte installer cette année plus de 300 ruches dans les entreprises de l’Hexagone.

Autre bénéfice lié à l’installation de ruches dans les agglomérations : l’utilisation de l’abeille comme marqueur de l’environnement. Les milliers d’allers-retours qu’elle effectue de la ruche à la fleur en font un formidable agent d’analyse de la qualité de l’environnement. Le contenu de la ruche peut ainsi être analysé pour dresser un état des lieux de la pollution notamment en particules de métaux et en hydrocarbures présents dans l’atmosphère autour de l’entreprise ou de la collectivité qui a accueilli le rucher.

Un concept né d’un constat alarmant

C’est à l’hiver 2009 que l’idée voit le jour. Ronan de Kervénoaël cherche alors à créer sa société avec un seul indice quant à son activité : elle devait être louable en termes d’actions pour l’homme et pour la planète. C’est à la lecture d’un article sur les abeilles que la chose se précise : les abeilles, insectes pollinisateurs, meurent actuellement en France au rythme de 40% par an, faisant ainsi courir à notre planète un risque majeur pour son avenir. Commence alors pour Ronan de Kervénoäel un tour de France et d’Europe de tous les acteurs qui comptent dans le monde apicole. Au terme de ce périple de 4 mois, Apiterra voit le jour avec 3 segments de marchés distincts : la production d’essaims d’abeilles, l’installation de ruches en entreprise et en collectivité et la pollinisation.

Aujourd’hui Apiterra élève sur ses propres ruchers en France 4 000 essaims par an, avec le souci permanent de la rigueur sanitaire et de la bonne santé des colonies, ces dernières étant régulièrement contrôlées par des vétérinaires apicoles. Apiterra développe par ailleurs un programme de recherche pour la sauvegarde des abeilles européennes avec le soutien de l’INRA et de la recherche française.

La société oeuvre également activement dans le domaine de la pollinisation. « La pollinisation ne peut être autre que naturelle, or les insectes pollinisateurs ne sont plus assez nombreux pour répondre aux besoins des populations. Il faut savoir que plus de 30% du contenu quotidien de notre alimentation est lié à la pollinisation. Nous avons donc décidé de faire travailler et s’allier abeilles et producteurs pour optimiser les rendements agricoles et fruitiers tout en respectant l’abeille. » explique Ronan de Kervénoaël. Apiterra propose ainsi ses ruches le temps de la pollinisation, le tout avec une traçabilité totale.

Jeune entreprise innovante de l’année 2011

Angers – Avec toutes ces innovations, Apiterra a été nommée jeune entreprise innovante de l’année 2011 par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Maine-et-Loire, et jeune entreprise dans le cadre des trophées de l’Entreprise. Elle a obtenu un prix spécial de la rédaction par le journal « Chef d’entreprise » et a été lauréate du trophée Territoire Innovation des Pays de la Loire dans la catégorie Agriculture et alimentation.

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1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Jacques FABRY, intervenant à apimondia 2011

    21 mars 2012 at 15 h 43 min

    L’idée est tentante. Mais par quel miracle une abeille désorientée retrouverait sa ruchée gérée Apiterra? En quoi Apiterra propose-t-il une aide aux abeilles à part essayer d’en produire plus vite qu’elles ne disparaissent ? Ce qui est d’ailleurs la solution proposée par le député Martial Saddier.

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