Angers

Vieillir à Angers : Evolution de la population angevine de plus de 60 ans.

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Exclusivité :Dans le cadre des « Rencontres Mix’âges » à Angers Les 25 et 26 mai prochain, le Cabinet Compas a élaboré une étude des personnes agées sur Angers.Analyse.

Cette étude a pour objectif d’observer l’évolution des personnes du « 3e âge « dans la ville d’Angers : Quelle est la proportion de cette population, où elle vit, avec revenus et la part de ces personnes en situation de dépendance. Nous verrons que si l’espérance de vie augmente, la qualité de vie, elle, dépend de plus en plus des prestations extérieures visant à les accompagner.

Tout d’abord, quelques éléments démographiques : on constate que cette population constitue près du quart de la population angevine en 2006, soit 18,6 % de plus de 60 ans et 8,5 %de personnes de plus de 75 ans. Entre 1999 et 2006, l’espérance de vie a augmenté d’environ deux ans. On remarque aussi que la génération du baby-boom amorce son entrée chez les retraités, ce qui déjà suscité le prolongement de la durée de cotisation à 62 ans. On voit aussi que le déficit des naissances dû à la première guerre mondiale s’est résorbé.

Maintenant, occupons-nous de leur localisation. La première constatation à faire est que les personnes de 60 ans résident surtout au sud de la ville. Ils habitent effectivement en majorité dans les quartiers St-Léonard, La Fayette, La Madeleine ou dans le centre d’Angers, surtout pour les plus de 75 ans. A ceci on peut ajouter le vieillissement des populations des quartiers de la Roseraie ou de Monplaisir, où les 60-74 ans sont plus nombreux qu’en ville.

Par ailleurs, que peut-on dire de leur niveau de vie ? Pour les plus de 50 ans, leur revenu est supérieur au revenu médian. ( qui est de 1460 euros par mois en 2007), même s’il diminue après 60 ans. Cependant, 15 % des 60 ans et plus ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté ( 60 % du revenu moyen ) et 20 %des 50-59 ans sont aussi sous ce seuil de pauvreté. On dénote une précarisation inquiétante des femmes ayant peu travaillé, celles en situation monoparentale et même celles divorcées lorsqu’on les comparent à celles mariées avec un homme qui a eu une carrière complète. Un fait très important à relever est la colossale disparité des montants des retraites entre les hommes et les femmes : Quand un homme touche 1633 euros, une femme, elle, ne perçoit que 1016 euros.

Nous en arrivons maintenant à la question épineuse du monde politique pour l’avenir des personnes âgées : celle de la dépendance. Pour ce qui concerne l’ APA, allocation pour les personnes âgées, elle a augmenté de 16 % entre 2007 et 2009. On dénombre 24 %, soit ¼ des personnes vivant dans les logements sociaux de plus de 60 ans. Soit une progression de 5 % entre 2006 et 2009. Une forte proportion de ces résidants se situent à Monplaisir, la Roseraie, Belle Beille et le centre-ville dont beaucoup de 80 ans et plus. On remarque aussi une hausse globale des prises en charge pour les 60-69 ans et des 85 ans et plus. S’ils vivent en majorité dans le centre-ville, dans les quartiers La Fayette et de la Roseraie, c’est aussi en raison de la proximité des services.

En ce qui concerne le soutien à domicile, il intervient surtout entre 80 et 89 ans dont une majorité de femmes ( 65 % ). Ils emploient de moins de moins de prestataires privés et plus ceux de la collectivité. On voit également une hausse très forte de la part des 85-89 ans dans la prise en charge des soins à domicile entre 2005et 2008. D’un autre côté, l’augmentation de l’âge des personnes hébergées en EHPA ( Etablissements d’Hébergement pour Personnes âgées Autonomes ) ou EHPAD ( pour celles dépendantes ), souligne la volonté des retraités de vivre le plus longtemps possible à domicile. Ce type d’hébergement concerne surtout les 80-89 ans, dont 80 % sont des femmes.

Pour ce qui touche à leur vie sociale, on observe une disparité entre fréquentation de l’UATL ( université du temps libre ), beaucoup sollicitée de 60 à 69 ans et qui diminue ensuite au profit des activités du CCAS qui concerne surtout les 70-84 ans dans la prévention du vieillissement.

En somme, on peut constater une augmentation de la population âgée de plus de 60 ans et notamment de nos jours avec l’entrée de la génération du baby-boom dans la tranche des retraités, sachant aussi que l’espérance de vie augmente. On retrouve les personnes âgées surtout dans les quartiers sud de la ville, notamment en raison de la proximité des services. Par ailleurs, si les revenus restent au-dessus de la moyenne, on peut s’inquiéter de la précarisation d’une partie non-négligeable des retraités, surtout celle des femmes isolées. Elles vivent plus longtemps que les hommes, ce qui explique partiellement leur dépendance en fin de vie. On remarque que les retraités souhaitent vivre le plus longtemps possible à leur domicile, ce qui implique un hébergement dans un stade plus avancé de leur vie, ainsi que l’augmentation des prestations à domicile, dont les femmes sont à 80 % les bénéficiaires. Reste à souligner le travail du CCAS, notamment dans la prévention du vieillissement ainsi que des maladies liées à l’âge dont Alzheimer.

G.M.

 

 

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