Culture

Un hommage aux soldats français morts en Indochine a été rendu ce lundi 8 juin à Angers

Publié

le

Sur une place Leclerc vide, Marie-Pierre Martin, Cécile Guilhem et Karine Engel (de gauche à droite) sont venues honorer les soldats tués en Indochine.

Comme chaque année, un hommage envers les soldats français tués en Indochine a eu lieu ce lundi 8 juin place Leclerc à Angers. Dans un contexte particulier, la cérémonie a été présidée par Cécile Guilhem, directrice de cabinet du Préfet du Maine-et-Loire. Pour l’occasion, elle était accompagnée par Karine Engel et Marie-Pierre Martin, représentantes de la mairie d’Angers et du département. 

Une cérémonie au format restreint 

Chaque année, le 8 juin marque la journée nationale des commémorations des combats en Indochine. Malgré une situation sanitaire compliquée, la cérémonie s’est tenue ce lundi à Angers, au niveau de la place Leclerc.

Exceptionnellement et contrairement aux années précédentes, le public, les associations d’anciens combattants et l’armée n’ont pas pu assister à l’hommage.

Un devoir de mémoire essentiel

Devant deux porte-drapeaux, Marie-Pierre Martin (représentante du Département du Maine-et-Loire) et Karine Engel (chargée du devoir des mémoires pour la ville d’Angers), la directrice de cabinet de Maine-et-Loire Cécile Guilhem a tenu à rappeler « la chance unique qu’à la France de pouvoir compter sur des hommes et des femmes prêts à sacrifier leur vie pour la France. Cette guerre oblige à poursuivre le partage de mémoire. »

Pour Karine Engel, la guerre Indochine représente « une guerre pas si lointaine et pourtant peu étudiée, même à l’école. C’est difficile de tenir la mémoire sur cette thématique alors que ce sont des conflits arrivés entre la seconde guerre mondiale et l’Algérie. »

Pourtant, la ville d’Angers a un lien important avec le conflit, et notamment la bataille de Dien Bien Phu, perdue par la France et dernier affrontement majeur de la guerre : « La ville d’Angers est jumelée avec deux unités militaires, dont l’escadron Anjou. Ce dernier s’est illustré lors de la guerre en larguant des militaires parachutistes sur les collines proches de Dien Bien Phu » explique la représentante de la mairie d’Angers.

Ainsi, à Angers, le terme Indochine est inscrit sur le monument aux morts pour honorer les 60 000 soldats français décédés entre 1945 et 1954.

A la fin de l’hommage, une gerbe a été déposée devant le mémorial. La sonnerie aux morts et la Marseillaise ont ensuite résonné place Leclerc.