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Près de 100 000 nouveaux ménages à loger en Maine‐et‐Loire d’ici 2040

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Près de 100 000 nouveaux ménages à loger en Maine-et-Loire d'ici 2040

Près de 100 000 nouveaux ménages à loger en Maine-et-Loire d’ici 2040

Le département de Maine-et-Loire s’est doté d’un Plan Départemental de l’Habitat volontariste qui découpe le territoire en neuf secteurs et donne des objectifs de production de logements jusqu’en 2018. La présente étude de l’INSEE permet de se projeter au-delà. Elle indique que les différents territoires de Maine-et-Loire devront concilier offres et demandes de logement ainsi que développements économique et démographique, pour mieux prendre en compte le quotidien des actifs et des séniors, ainsi que les répercussions sociales et environnementales de l’étalement urbain. 170 000 habitants, soit près de 100 000 ménages supplémentaires, c’est ce que pourrait accueillir le Maine-et‐Loire entre 2010 et 2040. Desserrement de la taille des ménages et fécondité seraient les moteurs de cette croissance de plus de 3 000 ménages chaque année. Avec environ 70 000 nouveaux ménages de séniors à l’horizon 2040, dont plus de 30 000 de plus de 80 ans, le département connaîtrait un vieillissement sensible de sa population.

Avec 940 000 habitants en 2040, le département devrait loger au moins 3 000 ménages supplémentaires chaque année

D’ici 2040, le département devrait gagner 100 000 nouveaux ménage, à un rythme plus modéré que précédemment (4 000 par an) et légèrement en‐deçà de celui de la région.

• Jusqu’en 2015, une croissance assez rapide du nombre de ménages (un peu plus de 3 500 nouveaux ménages par an) ;

• De 2015 à 2030, une croissance régulière (autour de 3 500) ;

• Après 2030, une décélération notable de la croissance (moins de 3 000) du fait de l’arrivée des papyboomers aux très grands âges et donc d’une augmentation du nombre des décès.

Des ménages plus nombreux et plus petits

La diminution de la taille des ménages devrait se poursuivre pour atteindre un nombre de personnes par ménage de 2,1 en 2040 contre 2,3 aujourd’hui.

L’habitat pavillonnaire au coeur de l’étalement urbain et de la consommation foncière

Le Maine‐et‐Loire se caractérise par la prédominance de la maison (70 % du parc de logements ancien et 70 % de la construction neuve entre 2006 et 2010) qui coïncide avec un attrait pour les zones moins urbanisées. Cela entraîne une consommation foncière élevée : il faut sept à huit fois plus de terrain pour un logement individuel que pour un logement en habitat collectif.

Entre 1999 et 2009 : 48 000 navetteurs supplémentaires

La périurbanisation à l’oeuvre en Maine‐et‐Loire génère un éloignement des actifs de leurs lieux d’emploi, accroissant ainsi fortement les navettes domicile‐travail quotidiennes. Alors qu’en dix ans (1999‐2009), la population des actifs en emploi s’est accrue de 37 000 personnes, le nombre de navetteurs a bondi de 48 000 actifs en raison de la disjonction de plus en plus grande entre lieux d’emploi (majoritairement dans les agglomérations) et de résidence (principalement dans les territoires ruraux et périurbains).

Carte PLH du Maine-et-Loire

Carte PLH du Maine-et-Loire

Il n’y aurait pas un… mais trois Maine-et-Loire

Les secteurs les plus urbanisés (Angers, Cholet, Saumur), connaîtraient des évolutions assez faibles dunombre de ménages (environ+ 0,3 % par an contre + 0,6 %

pour le département), en raison d’une poursuite des départs des jeunes couples avec enfants. Avec cette« évasion urbaine » de nombreux actifs (singulièrement les 25‐45 ans), les poumons économiques du département (Angers, Cholet, Saumur) verraient leur population active stagner.

Tout développement futur de l’emploi dans ces zones serait alors lié à la capacité de ces villes‐centres à attirer des actifs, notamment en provenance des secteurs périurbains qui les entourent.

Les secteurs périurbains dynamiques (secteurs 4 à 8 du PDH) connaîtraient au contraire un renouveau démographique lié à l’accueil de jeunes familles et de leurs enfants (environ + 1,2 % chaque année) ; leur développement démographique récent engendre parfois des difficultés (augmentation du nombre de navetteurs, consommation foncière, course aux équipements).

Le secteur 9 connaîtrait un développement proche de la moyenne, qui s’explique à la fois par son éloignement des grandes agglomérations du Maine‐et‐Loire et par sa proximité avec la Loire‐Atlantique dont l’influence déborde aux franges de son territoire.

Adapter l’offre résidentielle et les services au vieillissement

Le nombre de séniors de plus de 60 ans augmenterait de 71 000 (31 000 pour les plus de 80 ans). Pour tous, il pourrait être utile de disposer au quotidien d’une offre résidentielle à proximité d’un « bouquet de services », donc à proximité d’un pôle d‘équipements suffisamment dense. La question de la rotation des logements dans le parc pavillonnaire périurbain est en enjeu de taille pour les territoires concernés.

 

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