Citoyenneté

Lancement du contrat de transition écologique pour Angers Loire Métropole

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Pour l’occasion, René Bidal, le préfet du Maine-et-Loire, Christophe Béchu, maire d’Angers, et Corinne Bouchoux, conseillère municipale à la transition écologique étaient présents. Les 28 maires de l’agglomération ont également fait le déplacement.

Christophe Béchu, président de la Communauté urbaine Angers Loire métropole et maire d’Angers, et René Bidal, préfet de Maine-et-Loire, ont officialisé ce vendredi 3 juillet l’engagement de l’agglomération angevine dans un contrat de transition écologique (CTE). Ce lancement a eu lieu en présence des 28 autres maires de l’Agglomération réunis en séminaire.

Lancé en 2018 par le gouvernement, le contrat de transition écologique (CTE) a été validé pour l’agglomération d’Angers le 26 mai dernier. Cette démarche, à laquelle Angers Loire Métropole avait postulé en 2019, s’inscrit dans le processus commun écologique lancé il y a plusieurs années dans le territoire. « C’était une priorité du mandat communautaire qui commence. Cette signature est une vraie fierté pour l’agglomération […] L’enjeu de ce contrat, c’est de déterminer les domaines dans lesquels nous allons accélérer la cadence » précise Christophe Béchu, maire d’Angers et président de l’agglomération.

Trois objectifs et une aide de l’Etat

Par conséquent, le maire angevin, accompagné de René Bidal, préfet du département, de Corinne Bouchoux, conseillère municipale à la transition écologique et des 28 maires de l’agglomération ont lancé ce vendredi 3 juillet le coup d’envoi pour l’élaboration de ce contrat de transition. « C’est à la fois une stratégie mais aussi une ambition forte autour de trois grands points » développe René Bidal. Ce triptyque, il se regroupe par la démonstration des bienfaits de la transition écologique, l’action à travers une concertation ouverte et responsable entre tous les acteurs du département, « l’ADN de ces contrats est que cela se fasse avec une participation citoyenne » rajoute-t-il. Enfin, le dernier point concerne l’accompagnement des acteurs économiques pour les aider à adapter leurs activités et leurs formations.

Pour ce faire, l’ensemble des dispositifs étatiques seront partenaires de la collectivité, aussi bien d’un point de vue financier mais aussi par leur réactivité et leur pragmatisme « De la date du lancement à la signature du CTE, nous avons 6 mois. A la fin de ces six mois, nous devrons être en capacité de proposer des projets totalement prêts à démarrer, et l’Etat pourra donc servir comme un facilitateur de toutes les démarches » continue le préfet. Actuellement, aucune modalité sur le taux de participation financier de l’Etat n’est connue.

Associer les « Assises de la transition écologique » au contrat

Un engagement important sera utilisé comme étape de mobilisation citoyenne prévue dans les CTE, c’est celui des « Assises de la transition écologique ». Cet événement se traduira par la volonté d’interroger les citoyens sur leurs attentes et sur leur vision des enjeux écologiques, économiques, éducatifs… « Ces assisses se tiendront à l’échelle de l’agglomération, et un point d’étape intermédiaire sera effectué après six mois pour parapher le CTE » explique Christophe Béchu.

Le point d’orgue de ces Assises repose sur un processus participatif associant tout le monde. « Le maitre mot de tout cela, c’est la co-construction. L’idée essentielle est de construire le territoire de demain grâce à des idées concrètes. Nous allons faire un point sur ce que l’on peut apporter, mais sur ce que les citoyens peuvent également apporter sur des questions de tout ordre, comme la consommation, la production, … » relate Corinne Bouchoux, vice-présidente chargée de la transition écologique et en charge de présider une commission réunissant les déchets, l’eau, les déplacements et l’énergie. « On va mobiliser les compétences qui existent pour aller chercher les habitants et les candidats battus aux élections. Si l’on considère que la défense de la planète et le réchauffement climatique sont des thèmes majeurs, le sujet n’est pas de savoir si les idées viennent de la droite ou de la gauche mais plutôt si elles sont bonnes ou mauvaises » insiste Christophe Béchu.

Assez logiquement, les premiers projets menés par l’agglomération en lien avec la transition écologique et déjà d’actualité vont être accélérés. Parmi eux, on peut citer le projet de territoire intelligent, la rénovation urbaine, le déploiement des réseaux de chaleurs, etc…