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Une « Silicon valley » de l’électronique professionnelle à Angers ?

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Les différents acteurs du projet

Les différents acteurs du projet

LEA Valley (Loire Electronic Applications Valley), cluster de la filière électronique professionnelle des Pays de la Loire, lance un campus de l’électronique, à Angers, dont l’ambition est de fédérer la filière de la conception et de la fabrication électronique et d’attirer les meilleures compétences dans ce domaine, initialement dans les Pays de la Loire, puis dans l’ensemble du Grand Ouest, et même ultérieurement, dans plusieurs régions européennes où sont établis des clusters dédiés à la production (notamment en Italie, à Turin, en Espagne, à Bilbao, ou encore en Allemagne où des contacts seront pris prochainement). Objectif : accélérer l’innovation dans les marchés professionnels. Angers doit devenir dans le futur la référence de l’électronique professionnelle.

Avec un budget de près de 50 millions pour la période 2013-2020, ce campus fédérera les acteurs de l’écosystème de la production dans le domaine de l’industrie, de la recherche et de la formation.

Inauguré officiellement la semaine dernière, dans les locaux de l’Eseo (Ecole supérieure d’électronique de l’ouest), le projet était en gestation depuis un an, puisque, déjà, le 11 juillet 2012, le conseil d’administration de LEA Valley et ses partenaires industriels avaient rencontré les élus de la Région et des collectivités locales pour présenter leur feuille de route stratégique. Ils avaient alors exprimé leur volonté commune de faire des Pays de la Loire et du Grand Ouest un territoire d’excellence industrielle à l’échelle européenne dans le domaine de l’électronique professionnelle.

Lors de cette rencontre, la Région et les collectivités locales avaient alors apporté leur soutien au projet, et marqué leur volonté d’accompagner LEA Valley et ses partenaires dans leur ambition à devenir la référence en excellence industrielle de l’électronique de pointe.

Dernièrement, le Conseil d’administration de LEA Valley a présenté aux élus de la Région et des collectivités les différents travaux mis en œuvre depuis un an pour bâtir la feuille de route stratégique du campus de l’électronique des Pays de la Loire et leur remis un rapport de synthèse à cette occasion.

Les principaux promoteurs du projet sont Paul Raguin, président de LEA Valley, et Sébastien Rospide, jusqu’à présent consultant du cabinet Décision et qui a été nommé directeur des programmes du campus de l’électronique au sein de LEA Valley.

Une excellence que le Président Saint-André de l’Université d’Angers souhaiterait en 2014 avec la création d’une « école polytechnique »à Angers. En vrai, sans le costume et le ronflant qui va avec mais plus pour le moment un EPU (Etablissement polytechnique Universitaire) qui rassemblerait trois écoles angevines l’ISSBA (Institut Supérieur de la Santé et des Bioproduits) , l’ISTIA et l’IMIS (Institut de Maintenance Immobilière et Sécurité) et dans l’avenir comme le souhaiterait Paul Raguin pour développer un pole de compétitivité autour de l’électronique, la création d’un campus de l’électronique sur le quartier des Capucins et les regroupements de ces écoles vers 2020 avec une offre universitaire regroupée, la condition pour obtenir aussi le Label Polytech comme à Nantes. Mais d’ici là la route est encore longue.

« Nous avons dans notre région des Pays de la Loire des ETI qui ont un grand poids, depuis la conception de produits électroniques jusqu’à la maintenance, et nous avons intérêt à nous associer aux donneurs d’ordre pour répondre aux grands enjeux futurs de la production, afin d’accéder ainsi à plus de compétitivité pour nos entreprises », explique Paul Raguin.

« Nous sommes partis du constat qu’il existe une spécialisation de l’industrie électronique dans les marchés professionnels en Europe. Mais nous n’avons pas la même position dans l’ensemble de la chaîne de valeur. Dans le domaine des équipements et des matériaux, l’Europe détient 20% de la production mondiale, mais seulement 8% en composants, 12% en production et assemblage de cartes électroniques, et 16% dans la fabrication de systèmes électroniques produits par les grands équipementiers, mais cette part est en déclin », souligne pour sa part Sébastien Rospide.

En complément du Campus de l’electronique, les élus d’Angers Loire Métropole ont voté la semaine dernière les fonds nécessaire à la création d’une Maison de L’électronique à Angers.une véritable vitrine devrait voir le jour fin 2016, entre le lycée Jean-Moulin et le groupe Eseo, situés sur le plateau des Capucins », a annoncé Daniel Loiseau, vice-président de l’Agglo angevine, chargé de l’économie.

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