Christophe Béchu et Catherine Deroche proposent une loi sur les prestations familiales.

Christophe Béchu, président du Conseil Général de Maine-et-Loire et Sénateur accompagné par Catherine Deroche, Sénatrice, ont relancé la question du versement aux départements des allocations servies à certains foyers dont les enfants sont pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE).

En France, ce sont 291 337 enfants qui dépendent de l’aide sociale à la famille et à l’enfance. La très grande majorité est retirée à leur famille sur décision de justice et confiée au service de la protection de l’enfance. Les départements assurent dès lors en lieu et place de leurs parents défaillants, l’ensemble des responsabilités et des frais liés à l’exercice de la parentalité. Pourtant dans 90% des cas les familles continuent de toucher les Allocations familiales et 100% perçoivent les allocations de rentrée scolaire.

« Quand on sait que des faits de maltraitance ou de négligence grave sont le plus souvent à l’origine des placements, cette situation est non seulement anormale mais surtout amorale. La proposition de loi déposée permettra donc que les allocations familiales bénéficient à ceux qui assurent l’entretien effectif des enfants. » indiquent Christophe Béchu et Catherine Deroche dans un communiqué

Publié le 19/07/2012

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Comments

  • Bravo Catherine et Christophe.

    . Il est grand temps de rétablir cette justice sociale. Nous savons trop combien souffrent ces enfants et l’abnégation des familles qui les accueillent pour leur apporter l’amour et le minimum vital qu’ils n’ont pas eu.
    Tous nos encouragements et notre soutien vous sont acquis.

    Amitiés .

    Régine Catin
    Maire de FONTEVRAUD l’ABBAYE

    Catin Régine 22 juillet 2012 10 h 27 min Répondre
    • Bonjour,
      l’amnésie est la pire ennemie du politique: les allocations sont souvent retirées et surtout contrôlées.
      Ce genre de proposition de loi a fait l’objet de nombreux travaux et projets. Depuis trente ans, je travaille dans le domaine de la protection de l’enfance et j’en vois passer régulièrement…

      Petit rappel: les allocations familiales ne constituent pas l’argent des institutions que les CAF passent directement dans les budgets des CG. Il s’agit d’un argent public versé à la population et non pas passer d’un organisme à un autre. Un tel projet de loi est contraire à la Constitution. En qualité de citoyenne qui paie ses impôts, je m’y opposerais à une telle loi abusive et gestionnaire.

      Ensuite, je critique la logique de vengeance et de guerre entre les institutions et les familles les plus en difficultés. Chaque « affaire » est utilisée pour alimenter cette guerre dont l’enfant est la première victime. A quand parviendrons-nous à bâtir une pensée politique reliant les droits des enfants et leur droit de vivre dans leurs familles? Familles qui ont besoin d’accompagnement et d’insertion par le travail et par les liens sociaux.

      Troisièmement:
      – l’allocation familiale – quand elle est LAISSEE à la famille – elle fait l’objet d’une évaluation et d’une mesure visant à respecter le droit de l’enfant de vivre avec les siens. comment on accompagne les parents? Certes, il est plus simple de les punir, de proférer les pires inepties contre des personnes qui sont très souvent en situation de précarité dans leur vie.

      Mais, c’est l’enfant qui trinque: il devient un « objet institutionnalisé », coupé de toute vie de famille, de son enfance inscrite dans la société civile. Il grandit entouré de liens salariaux et d’expertise. Et à dix-huit ans, alors qu’il ne connait rien d’autres que les travailleurs sociaux et les institutions, on lui demande d’être autonome.

      Mon intervention est très synthétique ici, mais il serait temps de quitter l’idéologie de guerre des institutions contre la société civile qui, à chaque « affaire » ne fait qu’empirer.
      Maria Maïlat
      anthropologue
      directrice d’ARTEFA

      MAILAT 22 juillet 2012 15 h 26 min Répondre

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