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Logement : « il est urgent d’agir » réclament les élus d’Angers Ecologique et Solidaire

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Image d’illustration Crédit : Chapitre Saint Thomas

Les élus d’Angers Ecologique et Solidaire explique qu’il est « urgent d’agir » sur la demande de logement des étudiants.

Cette année encore, nombreux sont les étudiants qui se retrouvent sans logement lors de la rentrée universitaire, un « problème qui se pose avec plus d’acuité à chaque rentrée » exprime les élus d’Angers Ecologique et Solidaire. Ils précisent que « Selon Guéwen Douesneau, président de l’UNEF Angers, 3000 étudiant-e-s n’avaient pas de solution de logement durable en septembre dernier. De plus, cette pénurie de logements pour les étudiant-e-s fait monter le prix des locations et touche par conséquent l’ensemble des Angevin-ne-s« . Les élus de la minorité à la mairie d’Angers indiquent qu’il est « urgent d’agir« .

« Faire baisser la pression »

La minorité veut soumettre au débat public « des mesures fortes à mettre en place dès maintenant« . Selon eux, « il faut faire baisser la pression en luttant contre la spéculation immobilière […] Nous
proposons de maitriser le développement des « logements AirBnB » sur Angers : la plateforme en recense aujourd’hui plus de 800 sur Angers (contre 550 en 2017, soit un boom de +40%) avec un nombre croissant d’appartements non habités et uniquement dédiés à cette location de courte durée. C’est autant de logements qui sortent du marché locatif privé de longue durée. Premièrement, nous appelons la ville à limiter à 60 jours le nombre de nuitées autorisées par an (au lieu de 120) et à en vérifier le strict respect (ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui…). Deuxièmement, ce mode de location doit également retrouver son esprit originel en étant autorisé uniquement dans les résidences principales
« .

« Lutter contre la vacance des logements »

Alors que la crise économique et sociale s’intensifie, Angers Ecologique et Solidaire appele la majorité à « lutter contre la vacance des logements (et son institutionnalisation !) pour augmenter les solutions d’hébergement pour celles et ceux qui se retrouvent sans toit. La Ville pourrait également faciliter l’installation d’habitats légers par la mise à disposition de terrains par exemple. C’est une question d’urgence, de dignité mais aussi un appel à la solidarité des plus grands propriétaires afin d’augmenter rapidement le nombre de logements disponibles. L’initiative solidaire portée par la Fé2a à la rentrée ou celle du collectif de la Grande Ourse tout au long de l’année ne peuvent masquer l’absence d’une politique efficace de la municipalité quant au droit au logement pour tous et toutes à Angers« .