Social-citoyenneté

Angers : La Petite Ecole s’installe à Belle-Beille

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La Petite Ecole s’installe à Belle-Beille. Crédit : Jimmy Joubert / Angers Info

L’association « La Petite Ecole » a pris ses quartiers, ce mercredi 2 septembre, dans une salle de la Paroisse Sainte-Marie de Belle-Beille. Cette structure accueille des migrants ou des réfugiés pour échanger en apprenant le français.

Depuis 2014, l’association « La Petite Ecole » est autonome et son but est de casser la barrière de la langue pour les migrants ou réfugiés qui sont arrivés en France et qui ne parlent pas le français. Basée à Bouchemaine pendant plusieurs années, la structure a posé ses valises ce mercredi 2 septembre dans le quartier de Belle-Beille, à la Paroisse Sainte-Marie. Pour Jacques Pelouin, président de l’association, s’installer à Belle-Beille était important, « Avant, lorsque nous étions à Bouchemaine, les apprenants faisaient plus de 45 minutes de trajet en bus pour certains. Ce n’était pas une solution et parfois, nombreux sont ceux qui ne venaient pas à cause de cette distance. Aujourd’hui, être à Belle-Beille, c’est se rapprocher des personnes qui viennent à nos « cours » et ça motive plus pour venir. […] On a également plusieurs nouveaux, notamment des femmes, qui peuvent venir car c’est moins loin pour eux« . Belle-Beille est donc le deuxième site à être dans un quartier d’Angers puisqu’une structure de l’association existe déjà à la Roseraie.

Echanger pour comprendre et parler le français

La moyenne d’âge des apprenants est de 27-28 ans et le président de l’association insiste sur le mot « apprenant », « les personnes qui viennent ici sont des apprenants. Ils ne sont pas à l’école et il ne faut pas leurs parler comme si il s’agissait d’enfants qui apprennent le français à l’école. La Petite Ecole est un lieu de convivialité avec des moments de partages entre plusieurs personnes, où les bénévoles discutent et échangent avec ces apprenants afin de casser la barrière de la langue et facilité leurs intégrations dans la société […] On n’a pas la prétention, ni le rôle d’être une école où on enseigne une matière. Ils sont adultes et on échange entre adultes. »

« Il faut toujours évoluer »

« Il faut toujours évoluer au sein de l’association » explique Jacques Pelouin. La société évolue et l’association doit s’adapter pour aider les apprenants, « on aide les apprenants pour acquérir les bases de français, mais on essaye de les guider sur l’informatique car aujourd’hui, presque tout l’administratif se fait par internet. […] Parfois on les aide pour remplir certains papier mais ce n’est pas notre rôle, nous ne remplaçons pas les services adaptés comme les assistantes sociales par exemple » indique le président de l’association. En tout cas, la rentrée de l’association semble réussi avec cette installation à Belle-Beille, malgré la crise sanitaire.