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Une année 2020 pas « si catastrophique » pour la métallurgie selon la CFDT Métaux du Maine-et-Loire

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Image d’illustration Crédit : Technip

La CFDT Métaux 49 déplore cette année 2020 après une année 2019 record « en termes d’activité, de commandes, de chiffre d’affaire et de bénéfices ».

L’année 2020 n’est pas terminé et la CFDT Métaux 49 tire déjà un bilan qui n’est pas si « catastrophique » que prévu après la crise sanitaire. « Sur le champ professionnel de la Métallurgie, l’année 2019, aura été pour beaucoup d’entreprise l’année des records, en termes d’activité, de commandes, de chiffre d’affaire et de bénéfices. Beaucoup d’embauches, beaucoup d’emplois temporaires, de flexibilité et de nombreuses heures supplémentaires auront été effectuées pour faire face à ces très hauts volumes d’activités » explique le syndicat, dans un communiqué de presse, avant de comparé cette année 2019 à celle de 2020. « Bon nombre d’entreprises, pour ne pas dire presque toutes, auront connues des baisses d’activités et de chiffre d’affaire plus ou moins importantes, mais pas toujours aussi catastrophique qu’il ne pourrait y paraitre. Comparer l’année 2019 celle des records et celle de 2020, reviendrait à comparer les niveaux de 2008 d’avant crise à celle des années 2009/2010« .

Trop de licenciements

Ce que déplore surtout le syndicat, ce sont les licenciements provoqués par la crise sanitaire mais aussi par l’attitude de « certains groupes », « Nous l’avions malheureusement prévu, le dernier trimestre allait être très compliqué avec les retours des reports de charges, des remboursements des Prêts Garantis Etats, les entreprises à faibles trésoreries TPE et PME allaient souffrir, les salariés avec. Si nous déplorons des fermetures, des licenciements, des drames humains pour de nombreux foyers en perte d’emploi, de revenu, nous déplorons aussi l’attitude de certains groupes qui profitent de l’effet d’aubaine. […] depuis les Lois El Khomri et les ordonnances Macron, il est possible de licencier économiquement en justifiant simplement d’un trimestre de baisse de chiffre d’affaire. Aujourd’hui c’est le cas de toutes les entreprises avec le confinement du 16 mars au 11 mai en France« . Pour le syndicat, ces licenciements sont réalisés pour pallier à la baisse du chiffre d’affaire « Notre constat est amer, quand nous voyons que des PMI et des groupes qui en profitent pour faire du nettoyage salarial parmi les indirects, pour récupérer du cash-flow juste sur la masse salariale et ainsi pallier la baisse du chiffre, voir pour d’autres à pallier les erreurs de gestions« .