Agriculture

Une action « symbolique » des agriculteurs devant la Préfecture d’Angers

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© Crédit photo Valentin LE GUILLOUX – Les agriculteurs maintiennent la pression ce matin devant la Préfecture d’Angers en déposant leurs outils de travail.

Ce matin, une cinquantaine d’agriculteurs se sont réunis place Michel Debré devant la Préfecture d’Angers pour défendre leurs statuts, de plus en plus mis à mal. Ils attendent d’être reçus par le Préfet du Maine-et-Loire, René Bidal, pour répondre à leur question : « Que voulez-vous faire des paysans aujourd’hui ? ».

C’est une action symbolique des agriculteurs qui s’est déroulée ce matin à Angers, devant la Préfecture du Maine-et-Loire. Fourches, bêches, binettes, ou autres outils agricoles ont été déposés devant la grille du Préfet. « Nous nous inscrivons dans le mouvement national du 22 octobre qui consiste à aller vers les Préfectures de France pour savoir ce que le gouvernement veut faire de nous » commence Jean-Marc Lézé, Président de la FNSEA à l’échelle du département et de la région. « Nous allons rencontrer le Préfet aujourd’hui pour lui montrer nos cahiers de doléance et qu’il tente de répondre à la question : Qu’est-ce que l’on veut faire des paysans aujourd’hui en France ? ».

Prêt à monter en gamme dans les actions si rien de concret n’est annoncé, les agriculteurs sont déterminés à relever leurs défis, « compte tenu de la situation agricole actuelle, de la crise de confiance, et surtout du besoin impératif de retrouver un revenu digne pour l’ensemble des filières » peut-on lire sur le communiqué. « Pas question aujourd’hui de faire des opérations escargots ou d’impacter les français, juste d’être entendu par le Préfet » souligne Jean-Marc Lézé.

17 revendications à présenter à la Préfecture

« Il faut arrêter de faire rentrer des produits d’importation sur le territoire où des intrants interdits en France sont ajoutés », « on nous demande de faire de la qualité dans la production de viande, or ça ne représente qu’une partie de la population qui achète ces produits labellisés. Le gouvernement doit prendre en compte la réalité de la demande générale, sans donner raison à une minorité ». « Il y a également le problème des réserves d’eau, des zones de traitements qui doivent être éloignés des habitations ». « Nous soutenons également le bien-être animal, qui est une cause nationale ». Un ensemble de revendications applicables à tous les agriculteurs français. Ces dernières sont présentes dans la loi Egalim, notamment avec l’article 44 qui prévoit l’interdiction de vendre ou distribuer des denrées ne respectant pas la réglementation européenne.

Un mouvement symbolique tout aussi déterminant pour la suite des événements à l’échelle d’Angers, mais également sur l’ensemble du pays.