Angers

Sud Santé Sociaux 49 utilise son droit de réponse aux propos portés par la directrice du CHU d’Angers

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Sud Santé Sociaux 49 utilise son droit de réponse aux propos portés par la directrice du CHU d’Angers (DR)

Le syndicat a publié un communiqué ce mercredi 4 novembre en fin d’après-midi.

Alors que la directrice du CHU d’Angers, Cécile Jaglin, tenait une conférence de presse ce matin pour faire le point sur la crise sanitaire et la gestion de la pandémie par le centre hospitalier, le syndicat Sud Santé Sociaux a publié un communiqué pour répondre.

« Nous sommes prêts à faire face, nous n’avons pas de problèmes d’effectifs », nous affirme la Directrice du CHU. Ce discours très rassurant ne reflète absolument pas la réalité de beaucoup de services et collègues. Déjà, dans plusieurs secteurs du CHU d’Angers, les équipes sont en très grande difficulté au bord de la rupture comme en Gériatrie, en Chirurgie Orthopédique transformées en unité COVID, en médecine Hépato/Gastro, en Maladies Infectieuses, aux Urgences…dans certaines Réanimations où le rythme en 12h et l’alternance jour/nuit épuise les personnels. Ce que nous constatons sur le terrain ressemble beaucoup plus à un manque d’anticipation et de préparation. » affirme le syndicat dans son communiqué.

Le Syndicat revient également sur les annonces de contrats supplémentaires et de « renforts » faites par Mme Jaglin « La Directrice met en avant 240 contrats prolongés depuis cet été afin de remplacer des collègues absents pour maladie. Ce nombre de contrat ne suffit pas à compenser toutes les absences (maladie, maternité…) et ne compense absolument pas les 150 postes de soignants supprimés en 2018-2019 par la Direction dans le cadre de son plan de retour à l’équilibre budgétaire. L’insuffisance de postes Infirmières et Aide-Soignants reste au CHU d’Angers très importante et ce avant même la crise COVID. De très nombreuses alertes lui ont été envoyées par le biais des instances du personnel, de droits d’alerte CHSCT, de mouvements de grève, ce qui n’a abouti qu’à très peu de résultats en terme de créations de postes. A tout cela, se rajoute de plus en plus de collègues touchés par la COVID ou cas contact et qui doivent continuer à travailler auprès des patients s’ils sont asymptomatiques. Alors qu’on demande à la population générale de se mettre en isolement, les personnels hospitaliers doivent, continuer à rester sur le terrain. »

Sud Santé évoqué également la formation de professionnels à la Réanimation, alors que la directrice indiquait avoir formé 300 personnels. « Mais de quel type de formation parle-t-elle ? Si pour la Direction, former du personnel infirmier en Réanimation consiste seulement à quelques séances en centre de simulation et de quelques heures de cours théoriques, cela va mettre nos jeunes collègues novices en très grande insécurité et difficultés. Les techniques complexes mises en place dans un service de réanimation nécessitent plusieurs semaines, mois et années pour acquérir l’ensemble des compétences requises. Faire croire le contraire est pour SUD une hérésie. »

Une tension qui ne fait que monter au sein du CHU d’Angers, dans un climat de pandémie nationale qui pèse intensément sur le système de santé.