Un tableau Adam et Ève chassés du paradis restauré à Chambellay

Adam et Ève chassés du paradis, l’une des quinze toiles monumentales d’Adelyne Neveux qui embellissent la nef et le chœur de l’église de Chambellay, vient de retrouver sa place après d’importants travaux de restauration soutenus par le Département de Maine-et-Loire.

Adam et Ève chassés du paradis, l’une des quinze toiles monumentales d’Adelyne Neveux qui embellissent la nef et le chœur de l’église de Chambellay, vient de retrouver sa place après d’importants travaux de restauration soutenus par le Département de Maine-et-Loire.

L’église Saint-Aubin de Chambellay, est l’une des premières construites par Alfred Tessier, le chantre du gothique Ile-de-France en Anjou, dans les années 1850. Elle se singularise par la qualité du décor mural qui fut réalisé peu à peu sur l’ensemble des murs et des voûtes, tant pour souligner les lignes de l’architecture que pour concevoir d’amples compositions figuratives, comme celles de René Rabault (transept), de Prosper Barbot, de Mercier et d’Adelyne Neveu.

Durant la 2e Guerre Mondiale, Adelyne Neveux, grand prix de Rome, reçoit une commande importante par l’abbé de Châteauvieux, de 15 toiles évoquant les pêchés et la Rédemption, ainsi que la vie du Christ. Chacune des œuvres mesure environ 2,90 mètres de haut sur 3,60 mètres de long. L’ensemble a été protégé au titre des Monuments historiques en 1995.

Deux œuvres de 2,90 mètres de haut par 3,60 mètres de long ont été restaurées

En 2014, lors d’un récolement mené par la Conservation départementale du patrimoine, Etienne Vacquet a constaté avec la mairie que deux toiles étaient en train de s’abimer. Pour réunir
la somme de 30 000 euros nécessaire, la commune a pu obtenir des financements complémentaires de l’État, du Département et d’une souscription ouverte au sein de la Fondation du patrimoine.

Après le premier tableau, le Bon Samaritain, restauré l’an passé, c’est au tour de celui représentant Adam et Ève chassés du paradis de retrouver les cimaises de l’église. Sébastien Rallet, restaurateur, a dû rentoiler l’œuvre, refixer les écailles, réintégrer les couleurs dans les lacunes et reprendre les vernis altérés. Pour mieux le protéger de l’humidité, le tableau sera dorénavant posé sur un châssis.

Publié le 13/11/2018

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