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À Angers, les accompagnants des élèves en situation de handicap se mobilisent « pour de meilleures conditions de travail »

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© Crédit photo Valentin LE GUILLOUX – Cet après-midi à Angers, les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) se sont donnés rendez-vous à la Cité Administrative pour défendre leurs droits et leurs statuts.

Aujourd’hui, une vingtaine d’Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) se sont mobilisés devant le bâtiment de la direction des services départementaux de l’Éducation Nationale de Maine-et-Loire, à la Cité Administrative d’Angers. Au programme des revendications : un statut décent et reconnu, l’arrêt de la mutualisation à outrance, le remboursement des frais de déplacement ou la revalorisation salariale, principaux motifs de mécontentement du personnel.

850 Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sont recensés sur le Maine-et-Loire. Dans le cadre de la mobilisation nationale et locale de la profession, c’est au pied du bâtiment D de la Cité Administrative d’Angers qu’ils ont décidé de se rassembler en cet fin d’après-midi pour dénoncer leurs difficultés quant à leurs conditions de travail depuis cette rentrée. « Notre collectif intersyndical sur la précarité de l’éducation en Maine-et-Loire revendique de meilleures conditions de travail pour les AESH. Les pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) est un dispositif nouveau qui a aggravé la précarité de l’emploi » explique Xavier Mandon. « Temps incomplets subis, non-renouvellements massifs, salaires non versés avec des acomptes souvent indécents, affectations aberrantes, attente insupportable des documents administratifs, services de gestion saturés, non-respect des 5 semaines reconnaissant le travail invisible, augmentation du temps de travail sans revalorisation du salaire, obligation de formation pendant les vacances et hors-temps scolaire » peut-on lire sur le communiqué.

En moyenne, un accompagnant gagne entre 600 et 800€ par mois pour une disponibilité hebdomadaire d’environ 25h, « en sachant qu’il faut soustraire 280€ de frais de déplacement, en moyenne » précise une salarié AESH. « On est bloqué la-dedans, on se bat pour renouveler nos contrats, mais on n’y arrive plus » précise Xavier Mandon. En effet, la précarisation des contrats des AESH est de plus en plus fréquente. « C’est la fonction publique qui nous emploie, or notre emploi n’est pas valorisé en tant que titulaire » précise Brigitte (nom d’emprunt), accompagnatrice d’enfants en situation de handicap dans le Maine-et-Loire. « Pour les évolutions de carrière, il y a un dysfonctionnement dans la communication ». En effet, entre 12 et 30 places sont disponibles à chaque session de formation, malgré une demande bien plus élevée. De plus, le manque de recrutement nuit à un accompagnement de qualité des enfants. « Chaque année, on doit changer d’école et il ne faut pas oublier que chaque enfant a un handicap différent, et donc que les méthodes d’accompagnement ne sont pas les mêmes » note Brigitte. « Pour bien faire, on manque d’outils, de temps, et d’un statut correct, ça s’appelle une politique publique à moindre frais » conclut Xavier Mandon.

Les revendications soulevés

Le réemploi de tous les AESH / pour une meilleure gestion des AESH, des personnels administratifs en nombre et formés : pour des contrats et avenants à jour, des salaires versés, des affectations en fonction des situations des AESH / un statut décent et reconnu / l’arrêt de la mutualisation forcée aggravée par les PIAL / une véritable prise en compte du travail invisible. L’organisation des activités connexes doit être gérée par l’AESH. Des formations professionnelles de qualité sur le temps de travail doivent être communiqués aux employés, la création du nombre d’emplois nécessaire pour couvrir tous les besoins et une revalorisation immédiate des salaires, tout en créant un véritable statut de la Fonction Publique pour les AESH.