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Les « pions » de collège et lycée sont en grève dans le Maine-et-Loire

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Les vies scolaires en grève. Crédit : Lycée Simone Veil, Angers

Plus communément appelés les « pions », les assistant-e-s d’éducation sont en grève dans le Maine-et-Loire. Ce mardi 1er décembre, ils devraient se réunir place Lafayette, à Angers, devant la Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale de Maine-Et-Loire (DSDEN 49), vers 18h.

Dans la société, ils sont généralement appelés les « pions ». Pour leur mouvement de grève nationale, les assistant-e-s d’éducation jouent de ce mot avec leur slogan « on n’est pas des pions ! » pour faire référence aux jeux de société. Aujourd’hui, dans le Maine-et-Loire, ils seraient 45 établissements de collège et lycée à voir les portes de la vie scolaire fermées. Face à la crise sanitaire, ces derniers déplore un « manque de protection face à la mise en place des protocoles sanitaires dans les établissements« . Sur le long terme, les assistant-e-s d’éducation explique un « ras le bol de devoir changer de lieu de travail de manière incessante et abusive pour faire face au manque de moyens de remplacement dans les vies scolaires« . Pour cela, les assistant-e-s d’éducation manifesteront ce mardi, à 18h, dans la Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale de Maine-Et-Loire (DSDEN 49).

Pérenniser la fonction

Du côté du collège de la Venaiserie, à Saint-Barthélémy d’Anjou, 100% des assistant-e-s d’éducation ont rejoint le mouvement de grève. Ils réclament plus de moyens pour pérenniser la fonction, comme partout en France. « Nous demandons le recrutement de personnels supplémentaire, pas uniquement pour pallier à la crise sanitaire du Covid-19. Nous demandons une réelle revalorisation de nos salaires. Nous demandons la possibilité d’être embauché en CDI. Nous demandons le respect de notre travail » expliquent-ils. « Le métier d’AED n’est pas du tout reconnu, pour tout à chacun nous ne sommes que des « pions », des « surveillants-es ». AED est un vrai métier, nous assurons l’ouverture et la fermeture des établissements. Nous veillons à la sécurité des élèves. Nous avons un rôle éducatif dans l’aide aux devoirs en étude, mais aussi par notre écoute. Nous connaissons nos élèves. Alors le mépris cela suffit« .
Un mépris que ressent beaucoup d’assistant-e-s d’éducation. Les revendications se portent principalement sur l’avenir avec surtout « l’arrêt du délai au bout de 6 années d’exercice« . Une prime Covid est également demandée pour les « agents qui sont constamment en première ligne« .