Angers

Ardoisières d’Angers, l’agglomération angevine prends les choses en main.

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Credit tchorski.morkitu

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 Ce soir au conseil d’agglomération, le président du conseil monsieur Jean-Claude Antonini a tenu à s’exprimer sur le sujet des ardoisières de Trélazé. Bien que le sujet ne soit pas à l’ordre du jour, l’agglomération à tenu à se positionner sur le sujet. Ils souhaitent ouvrir une enquête afin de connaître les raisons de cette fermeture si soudaine. Une séance spéciale du conseil d’agglomération se déroulera jeudi prochain à 18h00 sur ce sujet.

L’annonce de la fermetures des ardoisières d’Angers ce 25 novembre dernier fut un choc. Une partie du patrimoine angevin et 153 postes se sont envolés en quelques jours, sans que nous ne sachions vraiment pourquoi. Le groupe IMERYS qui est en charge des ardoisières a simplement annoncé un déficit d’argent, ainsi qu’un manque de gisements, mais sans plus de précisions. L’agglomération a donc décidé à titre exceptionnel de mener une enquête approfondie. Avec l’aide et l’accord du maire de Trélazé, il s’agirait de déterminer si les ardoisières ont réellement subi un problème d’ordre minier, ou bien si, au contraire, les raisons de la fermeture se trouvent ailleurs. Dans ce cas, s’il s’avère que le groupe IMERYS a menti en donnant de fausses informations, l’agglomération estime qu’ils devront en assumer la totale responsabilité. Tous trouvent tragique la situation dans laquelle se trouve la ville de Trélazé actuellement, car la symbolique n’est pas simplement économique mais aussi historique puisque il y a derrière ce site plus de 1500 ans d’exploitation minière.

En revanche, si la fermeture s’avère irrévocable, il faudra alors penser à la revitalisation du site. C’est pour quoi le groupe IMERYS sera convoqué avec le maire de Trélazé et l’agglomération d’Angers. Puisqu’ils faut que le groupe assume les conséquences de la fermeture du site, il faudra aussi qu’ils travaillent ensemble pour la revitalisation. Ainsi on été proposées 4 démarches d’études: premièrement, il faudrait qu’Angers Loire métropole détermine la qualité des sols, pour ensuite, faire une étude au niveau juridique des codes miniers environnementaux. Selon les résultats de ses études ils seraient alors en mesure de déterminer quels pourraient être les usages du site, et pourquoi pas penser à la faisabilité d’un centre de loisir autour des ardoisières.

Le maire de Trélazé monsieur Marc Goua, a lancé un appel à la solidarité de la part des élus. Il déplore au sein sa ville déjà trop de demandeurs d’emplois (24 %), et ne souhaite pas en voir d’avantage.

Le maire de Mûrs-Erigné monsieur Philippe Bodard, lui, déplore une « incapacité à maîtriser notre patrimoine. » il cite notamment les dernière rénovations historiques faites, les invalides entres autres, dont les ardoises viennent du Canada. Il ne comprend plus pourquoi on scande fièrement acheter français, quand on ne peut même pas se servir de notre patrimoine minier afin de rénover nos plus grands bâtiments de renoms français.

Un conseil d’agglomération exceptionnel est au programme de jeudi prochain à 18 heures pour évoquer ce sujet.

 

Clara Bordier

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